Vous n'y croyiez plus, et moi non plus, pourtant nous y sommes : aujourd'hui, ce blog ressucite. En effet, le dernier commentaire, posté par un petit plaisantin ou une petite plaisantine qui serait bien aimable de venir se dénoncer, ce commentaire disais-je, a ravivé en moi la flamme blogueuse. Nous allons donc parler, chers amis et de bien des choses !
Tout d'abord, figurez-vous que le mois de septembre verra mon retour à la fac, accompagné je l'espère d'un sursaut d'activité intellectuelle, dont le bouillonnement devrait venir régulièrement réchauffer les pages de ce blog qui a bien failli se trouver refroidi à jamais.
Tout d'abord, figurez-vous que le mois de septembre verra mon retour à la fac, accompagné je l'espère d'un sursaut d'activité intellectuelle, dont le bouillonnement devrait venir régulièrement réchauffer les pages de ce blog qui a bien failli se trouver refroidi à jamais.
Allez allez, fi des grandiloquences, allons au vif du sujet. Et le vif du sujet, aujourd'hui, ce ne sont pas les mille et un rebondissements qui se cachent derrière le grand M jaune, ni la pénible convalescence de ma cheville entorsée, non, le vif du sujet aujourd'hui c'est l'oeuvre monumentale de Stephen King : The Dark Tower. Une saga de sept tomes que je range dans la catégorie Fantasy, bien que...
I The Gunslinger / Le Pistolero
II The Drawing of the Three / Les Trois Cartes
III The Waste Lands / Terres Perdues
IV Wizard and Glass / Magie et Cristal
V Wolves of the Calla / Les Loups de Calla
VI Song of Susannah / Le Chant de Susannah
VII The Dark Tower / La Tour Sombre
Au passage, il est remarquable de constater que la traduction français a eu a décence de conserver les titres dans leur essence, au lieu d'affubler les tomes de noms à consonnance mystérieuse et ridicule qui ne font référence à rien, comme c'est souvent le cas en Fantasy.
I The Gunslinger / Le Pistolero
II The Drawing of the Three / Les Trois Cartes
III The Waste Lands / Terres Perdues
IV Wizard and Glass / Magie et Cristal
V Wolves of the Calla / Les Loups de Calla
VI Song of Susannah / Le Chant de Susannah
VII The Dark Tower / La Tour Sombre
Au passage, il est remarquable de constater que la traduction français a eu a décence de conserver les titres dans leur essence, au lieu d'affubler les tomes de noms à consonnance mystérieuse et ridicule qui ne font référence à rien, comme c'est souvent le cas en Fantasy.
Allons-y :
Roland, le dernier des Gunslingers et le dernier survivant de sa lignée, que dis-je, le dernier de tous ceux qui peuplaient autrefois sa région du monde, traverse un monde en déréliction, hostile, jonché des débris technologiques d'une civilisation disparue on ne sait pourquoi. Le temps s'y détraque et tout menace de s'écrouler s'il n'atteint pas son but : la Tour Sombre. Roland ne vit que pour elle, ne progresse que vers elle, infailliblement durant les centaines et les centaines de pages que durent son épopée -- car le récit est incontestablement épique.
Le monde de Roland est semblable à celui de nos Western, et Roland lui-même est, de l'aveu propre de son auteur, le fruit de l'imagerie de ces films où les personnages froids, secs et prompts à la gachette font pléthore. Ce n'est pas un héros créé pour inspirer l'amour ou la compassion. C'est un tueur buté qui n'a qu'un seul but en tête. On s'y attache malgré tout, ainsi qu'aux personnages colorés qu'il attire dans son récit.
La description d'un monde où plus rien ne va droit, l'évolution remarquable des personnages, le mystère, le suspense à la Stephen King... cette saga regorge d'éléments aptes à vous y aspirer et ne plus vous laisser en ressortir.
Cerise sur le gâteau, au fil de ce récit viennent se méler les intrigues, les personnages ou les lieux d'autres romans de Stephen King, ce qui rend la lecture à la fois délectable et effroyable pour qui est déjà familier de ses oeuvres. Retrouver subitement un élément d'une histoire que vous avez déjà lue contibue à créer une trame qui vous piège encore plus dans le récit. Stephen King, tout puissant, joue avec nos petits cerveaux. Je tiens à préciser malgré tout que l'histoire reste parfaitement compréhensible à quelqu'un qui n'a jamais lu un seul roman de King. On risque juste d'y perdre un peu de sel et de frémissements.
La complétion de cette saga a nécessité plus de 30 ans; le premier tome a été publié en 1982, et le dernier en 2004. Dans le même temps, Stéphen King, en auteur prolifique, a publié de nombreux livres. C'est ainsi, que les récits se sont mélés, faisant de The Dark Tower le noyau autour duquel gravite l'oeuvre de King. Le plus terrible, c'est cette impression, exprimée par l'auteur lui-même, qu'il ne contrôle pas ces interactions, comme si les mystères et les entrelas du récit étaient pré-existants à son écriture. C'est un sentiment partagé par de nombreux auteurs (j'ose m'y compter), que celui de ne pas vraiment être maître de son propre récit. Il y a des choses que l'on écrit sans trop savoir pourquoi, sinon que l'on n'a pas trop le choix.

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